Cette carte a été dressée par l'abbé Léon Boudal, curé de Murol de 1890 à 1934. Il y a parfaitement représenté deux sites médiévaux à Varennes. © Collection particulière. Reproduction interdite.
Cette carte a été dressée par l’abbé Léon Boudal, curé de Murol de 1890 à 1934. Il y a parfaitement représenté deux sites médiévaux à Varennes. © Collection particulière. Reproduction interdite.

– « Dans les années 1267 – 1285, les Montaigut étaient également seigneurs de Mareuges, qui s’étendait à l’est de Chaufayet et de la montagne de la Védrine », nous disent Pierre François et Gabriel Fournier.
– Ils possédaient la moitié du lac Chambon.
– Ils avaient le droit de justice dans leur seigneurie.

Un document communiqué par Pierre Charbonnier indique le texte d’une lettre de Guillaume de Murol à son frère Amblard, rédigée dans un vieux français mêlé d’occitan : « Item le mas du Cheyr lequel je ay acquis par permutation de Peyre de Jonat, esquier, avec les mas del Fraisser et autres cens et rentes que je avoye à Rochefort. Auquel mas du Cheyr, la dama de Varennes demanda la jutisa et dit que li appartient et par ainsi je ne seroie tenu de confesser sinon les cens et rentes et la directa seignorie. Item ledit mas est de présent vaquant ».

Où l’on voit donc lors de l’achat d’un bien par le seigneur de Murol la dame de Varennes demander que lui soit maintenu son droit de justice sur ledit bien.

Autre information toujours communiquée par lui, montrant la considération dont jouissaient les seigneurs de Varennes : « Lors d’une vente conclue en 1280 entre les frères Ruylheyr et une dame Hugue, de Murol, vente d’un pré et d’un bois appelés Prat Redon, l’acte a pour garants Jean Chamba, seigneur de Murol, Casto Comitor, seigneur de Saint Nectaire et Hugues de Montaigut, seigneur de Varennes , ainsi placé au rang des deux autres. »
Voilà, vous êtes maintenant sur la motte castrale de Varennes, sous vos yeux scintille au soleil le lac Chambon. Oubliez la route qui le longe : elle date seulement de 1927.

Ecoutez : « La beauté de ce site, le voisinage du lac, la présence d’une île et les ruines du château de Varennes qui sont près de là, ont fait supposer à quelques auteurs que l’habitation de l’illustre Sidoine Apollinaire était sur les bords de ce lac plutôt qu’à Aydat », ainsi écrivait l’abbé Cossé, dans ses Souvenirs de Voyage, ou les Vacances en Auvergne, publiés à Clermont en 1857. (Source Gallica.bnf.fr).
Pensez aussi à Robert de Turlande : vous êtes à La Chaise Dieu, dont un prieuré exista à Chambon sur Lac.

La route, autrefois, allait sous vos yeux, au milieu du hameau de Varennes, vers Chambon, vers le col de Diane , vers la vallée de la Dordogne, vers la Haute Auvergne mais aussi vers l’Atlantique : c’était pour La Chaise Dieu, comme l’a bien dit Jean Luc Fray, la Route du Sel.

Jean Paul Pasdeloup
En charge de l’Histoire
au sein de Varennes en Mouvement,
avec l’aimable autorisation de Gabriel Fournier et de Pierre Charbonnier